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Mes amis les media (suite) ...

Le 2011-12-17

 Réaction spontanée de jeunes lecteurs :

- à propos d’Amrani le Liégeois : « on voit bien que c’est un acte de folie » ;

- à propos de Casseri l’Italien : « on dit que c’est une fusillade raciste ».

C'est là que l'on touche à la définition même des media ; le medium s’interpose entre ce qu’aucun de nous n’a vécu, et le désir d’explication. Celui qui porte atteinte à la race humaine, celui-là est le premier raciste. Quant à cet adjectif qui, employé comme anathème, exonère un tueur pour en accabler un second, il devrait, pour ne rien perdre de son sens, rester la propriété des cours de justice.

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Mes amis les media ...

Le 2011-12-16

16 XII 2011

On a vu le même jour (14 décembre 2011), à la même page du même journal, un même « fait divers » terrifiant devenir, en langue de presse, l’expression soit d’une pulsion de mort inexpliquée – voir ci-dessus – soit d’une volonté délibérée d’attenter à la vie d’êtres dont le meurtrier est séparé par l’origine, la langue, la culture, voire la religion.

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Coups de tête.

Le 2011-11-10

 Une habitude que je trouve des plus insupportables dans l'actuel salmigondis de ces paroles publiques qui se tricotent et se détricotent allègrement jour après jour, c'est l'oubli des origines de certaines expressions, ce qui peut amener bien des confusions sur le sens des propos -- et des choses.

  J'entends quotidiennement magnifier 'les têtes bien faites' au détriment des 'têtes bien pleines', souvent pour présenter une éducation réussie, constituant parfois un idéal ou une exception, et la distinguer d'une tendance néfaste à instruire l'enfant et l'adolescent au-delà du raisonnable.

  Si, pour une fois, on en revient à la lettre du premier discours dédié à cette opposition, on s'aperçoit que ce n'est pas l'élève dont il est question. Dans l'Essai XXVI de son livre I, Montaigne médite sur sa propre expérience pour conseiller Diane de Foix qui va bientôt être mère. Et que dit-il? -- Qu'à un enfant de l'aristocratie pour lequel il serait "abject" de se tourner vers les lettres dans un but utilitaire, et dont les parents souhaitent qu'il soit "habile plutôt que savant",  il convient de choisir un précepteur "qui eût plutôt la tête bien faite que bien pleine". Veillons enfin, ajoute-t-il, à ce qu'il ait "les moeurs et l'entendement plutôt que la science" -- la morale et l'intelligence plutôt que les connaissances.

Ce sont donc les maîtres qui, avant les élèves, doivent avoir 'la tête bien faite'. 

(19 12 2008)

Bonjour

Le 2011-11-01

L'idée ici n'est-elle pas avant tout de faire connaissance ?